J’en veux

J’en veux à ceux qui ont fait 20 ans de carrière, n’ont pas cherché la promotion. N’ont pas risqué de changer de boîte pendant qu’ils avaient les cartes en mains, ou s’ils sont restés, n’ont pas fait le passage au XXIe siècle en prenant les cours du soir au CNAM.

J’en veux à ceux qui ont pensé revendication avant de se bouger pour créer leur propre emploi, comme salarié ou comme indépendant.

L’emploi, s’ils n’avaient pas regardé les infos PASSIVEMENT, de LA MÊME MANIÈRE QU’ils ont TRAVAILLÉ : PASSIVEMENT, SANS VOIR NI LEUR AVENIR NI CELUI DE LEUR BOÎTE : l’emploi. L’emploi, oui, ils regardent trop de fictions et pas assez de réel, est quelque chose de MOUVANT. Regarder les infos et ne pas se sentir concerné en prenant sa promotion en main pour laisser la place à un autre, un autre qui continuera le mouvement, ne pas se sentir concerné, autant ne pas regarder la télévision.

 

Ne pas se croire assez intelligent pour aller de l’avant manque d’intelligence, il n’y a que ça à changer, aller de l’avant, ça rend intelligent.

J’en veux à ceux qui disent avoir travaillé dur (comme salarié) et ont en fait profité de 20 x 5 semaines de congés payés plus de nombreux ponts, n’ont pas transmis leurs savoir-faire avant de savoir partir.

J’en veux aux nombreux ouvriers qui se comportent comme des assistés de ne pas VOULOIR CRÉER LEUR EMPLOI. D’avoir travaillé gratuitement pour une entreprise mal gérée plutôt que de chercher une entreprise saine où évoluer, et faire évoluer.

J’en veux aux côtés naïfs et revendicateurs des Français qui ne s’assument pas.

Je leur en veux d’être des Shadocks sans cervelle qui pompent leur salaire et ne savent prendre leur envol, au moins la fuite avant que la foudre ne leur tombe dessus.

Si ma maison avait à prendre feu, au moins, je l’aurais assurée, si ma boîte doit couler, je n’attends pas la cinquantaine pour cotiser à l’assurance.

J’en veux au Français de se faire plus bête qu’il est, alors qu’il a toutes les cartes. J’en veux aux Français de ne pas croire à leur intelligence.

 

Ce texte va dans tous les sens, comme la foudre, et elle tombera sur les cibles qui se choisiront, comme un coup de semonce dont on réchappe pour ne pas vivre le cyclone